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Épreuve du socle : concevoir et réceptionner la publication d'un service

  • 90 min

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Cette épreuve clôt le socle : on vous confie un service web déjà publié en HTTPS, vous le documentez, vous prouvez qu'il fonctionne, vous retrouvez la cause d'un incident que personne ne vous a décrit, puis vous restaurez sa sauvegarde. Elle s'adresse à celui qui a suivi les leçons du socle, de Publier un service web à Diagnostiquer un service web par couches. Comptez une heure et demie. Elle suppose aussi de savoir lire l'état d'un service systemd sur Debian 13, d'en modifier l'unité puis de la recharger, et d'éditer le fichier de configuration d'un service système comme un résolveur DNS local. Aucune leçon du socle ne l'enseigne : ces gestes sont ceux de systemctl : lister, démarrer et diagnostiquer les services Linux, à lire avant de vous lancer si vous ne les pratiquez pas.

Sur le banc, les fichiers de configuration en place vous donnent le plus souvent la syntaxe attendue, et la réparation consiste alors à les corriger. Une exception vaut d'être connue avant d'y être : l'incident peut avoir retiré une ligne entière, et le fichier restant ne vous en montre alors aucun exemple. C'est le cas de la ligne qui associe un nom à une adresse chez le résolveur ; le manuel unbound.conf(5) la décrit, donc essayez man 5 unbound.conf sur la machine, et à défaut la documentation en ligne d'Unbound.

L'épreuve n'enseigne aucun geste nouveau : elle vous apprend à mobiliser seul ceux du socle sur un service que vous n'avez pas monté, sans savoir d'avance où se cache la panne. Vous saurez :

  • Décrire un service publié tel qu'il est réellement, pas tel qu'on le croit
  • Réceptionner une publication depuis un client indépendant
  • Diagnostiquer une panne inconnue et justifier votre raisonnement
  • Réparer par une modification minimale
  • Restaurer une sauvegarde et en prouver la fiabilité

Le service epreuve.test répond sur la machine edge.lab, en TLS, derrière un routeur qui relaie vers un backend protégé. Le backend est l'application située derrière le routeur ; il porte une valeur métier et sa sauvegarde. Tout est en place avant votre arrivée : on vous confie un service en fonctionnement, pas une machine vierge.

Peu après sa mise en service, un incident a été introduit. Rien ne vous dit quelle couche il touche : en cours de route, le service ne se comportera pas comme le dossier que vous aurez écrit le prétend. La machine poste.lab joue le client indépendant, celui qui regarde le service de l'extérieur, sans les accès de l'opérateur.

Chaque exigence se prouve par un état observable, pas par une affirmation. Un document dit ce que vous croyez ; une réponse obtenue dit ce que le service fait. Quatre exigences sont à tenir, dans cet ordre.

#ExigenceCe qui sera observé
1Un dossier d'architecture décrit le servicele dossier existe et nomme epreuve.test
2Le service fonctionne, vu de poste.labune réponse correcte à des données que vous n'avez pas choisies, et /admin refusé
3L'incident est diagnostiqué puis réparéla couche et le composant en cause nommés, puis le service répond de nouveau
4La sauvegarde se restaure en confiancela configuration et les données retrouvées, le service répondant sous TLS strict

Avant d'exécuter restaurer.sh, le contrôle supprime la configuration et les données actives du service : le script doit tout reconstituer depuis la sauvegarde, et un travail que vous n'y auriez pas consigné est perdu.

Trois livrables, déposés dans /home/student/ sur edge.lab, en plus de l'état final du service. Le dossier dossier.md décrit l'architecture réelle : noms, flux, identités et responsabilités. Le fichier incident.yaml porte trois champs, couche, composant et explication ; le dernier dit comment vous êtes arrivé au diagnostic, hypothèses écartées comprises. Le script restaurer.sh rejoue la restauration.

La couche s'écrit avec l'une de ces cinq valeurs : dns, transport, tls, route ou backend, qui correspondent, dans l'ordre du socle, au nom, au port, à TLS, au routage et à l'application. Le composant nomme la seule pièce fautive. Citer toutes les pièces à la fois n'est pas un diagnostic : les pistes écartées ont leur place dans l'explication, pas dans le composant.

Le contrôle automatisé note des faits comparés à l'état réel de la machine ; la pertinence de vos écrits est lue par un relecteur. Cette distinction est volontaire : une machine ne juge pas un document, et un texte long qui emploie les bons mots n'est pas pour autant cohérent.

Ce que le contrôle mesure :

  • le dossier existe, n'est pas vide, et nomme epreuve.test ;
  • depuis poste.lab, le service répond avec une donnée tirée au moment de l'essai, la vraie valeur métier, sous vérification TLS stricte, et /admin reste refusé (403) ; une requête qui n'indique pas l'autorité de test doit échouer, donc cette autorité ne doit pas devenir de confiance pour tout le poste ;
  • le champ couche désigne la couche réellement cassée, le champ composant nomme le composant fautif sans citer de couche sans rapport, et explication est renseigné ;
  • le service répond trois fois de suite après la réparation ;
  • après restauration, la configuration et les données sont celles de la sauvegarde, le service répond, /admin reste refusé et la vérification TLS reste stricte.

Ce qui est lu et non noté : la couverture de votre dossier et la qualité de votre raisonnement. Un contrôle au vert ne remplace pas cette relecture, et relire toutes les leçons ne prouve pas non plus que vous savez faire : seule la réponse du service le prouve. Une exigence ratée n'appelle pas une solution toute faite, car aucun corrigé ne figure dans les guides. Revenez à la leçon qui enseigne le geste manquant, puis recommencez dans un état propre.

L'épreuve se déroule dans le lab. Elle dure environ 90 minutes et ne fournit aucun indice. Lancez-la quand vous avez le temps de la finir d'une traite.

Une épreuve du socle prouve un état et un raisonnement.

  • Un dossier décrit le service réel, et un schéma seul ne démontre pas son comportement.
  • Une recette se passe depuis un client indépendant, vérification TLS intacte.
  • Un diagnostic nomme la couche et le composant, hypothèses écartées à l'appui.
  • Une sauvegarde ne vaut que restaurée, avec sa configuration, ses données et sa confiance.
  • Avoir lu toutes les pages ne valide pas la compétence : seul le service qui répond le prouve.

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