Cette page dit comment prouver ce que vous savez faire sous Linux. La formation ne s'arrête pas à des guides à lire : chaque compétence se démontre sur une machine réelle, par un lab, un drill chronométré ou un capstone, et un score automatique confirme que la manipulation a fonctionné. Vous y trouvez les trois épreuves qui terminent chaque niveau, les examens blancs RHCSA et LFCS, et la carte du catalogue de labs.
Comment fonctionne la validation
Section intitulée « Comment fonctionne la validation »Le catalogue linux-dsoxlab-training porte 86 labs, et chacun est
branché dans le guide qui l'enseigne : le guide donne le contexte, le lab
fournit la preuve d'exécution. La CLI dsoxlab les lance sur des
machines virtuelles AlmaLinux 10 et Ubuntu 24.04, puis lit l'état observable
du système, jamais les commandes tapées. La validation monte en exigence par
paliers :
- Lab : une compétence, un exercice, une validation automatique.
- Drill : un domaine en conditions d'examen, chronométré, sans indice.
- Capstone : un scénario qui combine plusieurs domaines sur un cas réaliste.
- Examen blanc : une simulation complète de certification, en temps limité.
Les quatre formes de validation
Section intitulée « Les quatre formes de validation »Chaque forme répond à une question différente, et c'est ce qui guide le choix. Le lab vérifie que vous savez exécuter un geste, le drill que vous le faites vite et sans aide, le capstone que vous savez combiner plusieurs gestes pour livrer ou réparer un serveur, et l'examen blanc que vous tenez le format d'une certification.
Labs
Un lab par compétence, rangé par niveau : l1 pour les fondamentaux, l2 pour les utilisateurs, les paquets et le stockage, l3 pour le démarrage, les services et la planification, l4 pour le réseau, le pare-feu, SELinux et les conteneurs. Six labs lfcs couvrent ce qui est propre à Debian et Ubuntu.
Drills
Capstones
Deux scénarios de synthèse : mettre un serveur en production, et réparer un serveur dont le symptôme ne dit rien. La machine redémarre avant la notation.
Examens blancs
L'EX200 (RHCSA sur RHEL 10) en 20 tâches sur 2 VM, et la LFCS en 17 tâches sur Ubuntu 24.04, notés sur 100 points avec 70 pour réussir.
Les trois niveaux, et la fin de chacun
Section intitulée « Les trois niveaux, et la fin de chacun »Un niveau sans ligne d'arrivée n'est pas un niveau, c'est une étagère. Le parcours compte plus de 200 leçons : ce qui manquait n'était pas du contenu, c'était de pouvoir dire « j'ai fini celui-là ». Les trois épreuves ci-dessous existaient déjà, elles portent un nom de niveau depuis le 15 septembre 2026.
| Niveau | Ce que vous pouvez affirmer | L'épreuve qui le prouve |
|---|---|---|
| L1, utiliser | Je travaille seul sur une machine Linux sans la casser | drill-essential-commands : 5 tâches, 20 minutes, aucun indice |
| L2, administrer | Je mets un serveur en service et j'assure sa persistance | capstone-mise-en-production : 9 livrables, et la machine redémarre |
| L3, exploiter | Je prends une machine inconnue ou en panne, je comprends son état et je rétablis le service | capstone-serveur-casse : une panne cachée parmi six |
Ces trois épreuves ne sont pas des cours. Ce sont des mesures, et elles se lisent dans cet ordre : se servir d'une machine, en livrer une, en récupérer une. Les certifications se greffent par-dessus, elles ne remplacent pas cette progression.
L'épreuve du niveau L1 ouvre la série : cinq tâches, vingt minutes, aucun indice. Elle ne demande rien d'exotique, seulement de se servir d'une machine sans hésiter : chercher des fichiers par taille, bâtir un rapport de fréquence, créer des liens, corriger des permissions, séparer les sorties.
L'épreuve du niveau L2 se lance ici, parce que c'est la page où vous venez mesurer où vous en êtes. Une VM neuve, une mission complète, neuf livrables, et aucune commande dictée. Le dernier test redémarre la machine avant de regarder une seconde fois : ce qui ne survit pas au redémarrage vaut zéro.
Les examens blancs RHCSA et LFCS
Section intitulée « Les examens blancs RHCSA et LFCS »Les deux examens blancs reproduisent le format des certifications : des tâches pratiques notées sur l'état de la machine, un seuil de 70 points sur 100, et aucun indice. Préparez le contexte avec le hub RHCSA ou le hub LFCS, puis lancez l'examen.
L'examen blanc RHCSA reproduit les conditions de l'EX200 avec 20 tâches réparties sur 2 VM, un serveur et un client, pour une durée de 180 minutes. Il couvre le stockage, le réseau, les utilisateurs, les services, SELinux, les paquets et la récupération au démarrage.
dsoxlab run rhcsa-mock-examL'examen blanc LFCS couvre les 5 domaines officiels en 17 tâches sur une VM Ubuntu 24.04, chaque tâche rattachée à un objectif publié du référentiel.
dsoxlab run lfcs-mock-examLe capstone de mise en production, où la machine redémarre
Section intitulée « Le capstone de mise en production, où la machine redémarre »Un apprenant qui ne passe aucune certification mérite lui aussi une épreuve
finale. capstone-mise-en-production la lui donne : une VM neuve, une
application livrée dans /opt/livraison, et une mission, la mettre en service.
dsoxlab run capstone-mise-en-productionNeuf livrables sont notés : stockage sur volume logique monté par fstab,
compte de service sans shell, service actif et enabled, SELinux enforcing
avec port étiqueté et contexte durable, pare-feu ouvert en permanent, page
obtenue depuis le client, journal persistant, sshd sans mot de passe ni
root, sauvegarde planifiée ayant déjà produit une archive.
Le dixième test redémarre vraiment la machine, puis redemande la page. Ce
n'est pas une formalité : les quatre façons de livrer un serveur qui marche le
jour de la recette et pas le lendemain ne se voient qu'au reboot. Un
montage absent de fstab, un service jamais passé en enabled, une règle de
pare-feu posée sans --permanent, une étiquette SELinux posée par chcon au
lieu de semanage. Si la page revient, les quatre sont bons.
Le capstone de dépannage, où le symptôme ne dit rien
Section intitulée « Le capstone de dépannage, où le symptôme ne dit rien »Les deux examens blancs évaluent une certification. Le capstone
capstone-serveur-casse évalue autre chose, le dépannage, et il comble un
manque : tous les labs de panne de la section annoncent leur domaine dans leur
titre. « Réparer un problème SELinux » a déjà donné la moitié du diagnostic.
Ici, vous ne recevez qu'un symptôme, « le site interne ne répond plus ». Le lab a monté un site qui fonctionnait, l'a prouvé, puis a cassé une seule chose tirée au sort parmi six, sans la nommer : service arrêté, mauvais port, pare-feu refermé, contexte SELinux, permissions du docroot, écoute limitée à la boucle locale.
dsoxlab run capstone-serveur-casseLe verdict se prend depuis le client, sur une seconde VM : un curl localhost peut répondre 200 alors que personne n'accède au service. Et 3 des
7 tests sont des garde-fous : passer SELinux en permissive, arrêter le
pare-feu ou ouvrir le docroot à tous font répondre le site et coûtent 35 des
100 points. Un serveur qui répond parce qu'il n'est plus protégé n'est pas
réparé.
Installer le catalogue et suivre sa progression
Section intitulée « Installer le catalogue et suivre sa progression »Le dépôt linux-dsoxlab-training
regroupe tous les labs, leurs environnements et le moteur de scoring.
La CLI dsoxlab orchestre le cycle complet : lister les labs, lancer un
environnement, valider le travail et suivre sa progression par niveau.
Le catalogue de labs, niveau par niveau
Section intitulée « Le catalogue de labs, niveau par niveau »Le tableau donne la carte du catalogue : combien de labs compte chaque
niveau et ce qu'ils couvrent. Chaque lab est appelé depuis la leçon qui
l'enseigne, avec son identifiant exact à passer à dsoxlab run : c'est le
meilleur endroit pour le lancer, juste après avoir lu le guide.
| Niveau | Labs | Ce qu'ils couvrent |
|---|---|---|
l1 | 20 | Terminal, aide, arborescence, chemins, liens, recherche, texte, redirections, archives, permissions, premier script |
l2 | 18 | Utilisateurs, sudo, ACL, mots de passe, paquets et dépôts, partitions, systèmes de fichiers, LVM, RAID, LUKS, swap, NFS, autofs |
l3 | 14 | Démarrage et cibles, GRUB, sysctl, tuned, services et unités, journald, processus, cron, at, timers, accès SSH perdu |
l4 | 15 | Réseau statique, bonding, NAT, NTP, pare-feu, SELinux, durcissement SSH, LDAP, reverse proxy, Podman |
lfcs | 6 | Spécificités Debian et Ubuntu : APT, netplan, ufw, AppArmor, quotas, CIFS |
| Drills | 9 | Un domaine par drill, chronométré, sans indice |
| Capstones | 4 | Mise en production, dépannage, examens blancs RHCSA et LFCS |