La RHCSA valide votre capacité à administrer un serveur Red Hat Enterprise Linux en conditions réelles. Elle couvre la gestion des utilisateurs, du stockage, du réseau, des services, des paquets et de la sécurité SELinux, le tout en 3 heures, sans QCM, sur un vrai système RHEL 10. La persistance après reboot est le fil rouge de l'examen : si ça ne survit pas au redémarrage, ça ne compte pas.
Cette page est le hub de préparation RHCSA. Elle reflète les catégories officielles du blueprint EX200, identifie ce qui est commun à Linux et ce qui est spécifique à Red Hat, et vous oriente vers les guides du site et les labs du repo compagnon.
Ce que vous allez apprendre
Section intitulée « Ce que vous allez apprendre »- Ce que valide la RHCSA et en quoi elle diffère de la LFCS
- Le format de l'examen EX200 sur RHEL 10 et les conditions concrètes
- Les catégories officielles du blueprint et ce qu'elles couvrent
- Les objectifs souvent négligés : Flatpak, boot targets, NFS/autofs, IPv6, SELinux port labels
- Ce que vous devez savoir faire sans hésiter le jour J, outil par outil
- La séparation commun Linux / spécifique RHEL pour ne pas confondre les deux
- Un plan de préparation par catégories avec les guides et labs correspondants
Ce que valide la RHCSA
Section intitulée « Ce que valide la RHCSA »La RHCSA certifie que vous êtes capable d'administrer un serveur RHEL en production :
- Utiliser les outils essentiels : ligne de commande, fichiers, permissions, redirections, grep
- Créer des scripts shell simples pour automatiser des tâches d'administration
- Exploiter les systèmes en fonctionnement : boot targets, journaux, scheduling, tuning
- Configurer le stockage local : partitions GPT, LVM, systèmes de fichiers, NFS, autofs
- Gérer des utilisateurs, des groupes et les accès privilégiés
- Configurer le réseau avec
nmcli(IPv4 et IPv6) etfirewalld - Gérer les logiciels avec
dnf, les dépôts RPM et les dépôts Flatpak - Sécuriser le système : SELinux (modes, contextes, ports), SSH par clé, firewall, permissions par défaut
Ce guide est aligné sur RHEL 10, la version sur laquelle Red Hat indique que l'examen EX200 est basé (page de l'examen relevée le 2026-10-01). Les outils, chemins et comportements peuvent différer de RHEL 8 ou 9. Vérifiez le blueprint actuel avant toute inscription : red.ht/rhcsa.
Format de l'examen
Section intitulée « Format de l'examen »| Aspect | Valeur |
|---|---|
| Examen | EX200 |
| Durée | 3 heures (session unique) |
| Type | Examen pratique supervisé (performance-based) |
| Score minimum | 210 / 300 (70 %) |
| Reprise | 1 seconde tentative gratuite par première tentative payée |
| Prix | 500 $ (prix catalogue Red Hat, variable selon la région) |
| Validité | 3 ans à compter de l'obtention |
| Mode | En ligne ou en centre agréé, avec surveillance |
| Documentation disponible | Documentation intégrée au produit : man, info, fichiers sous /usr/share/doc, pas d'accès Internet ni de documentation externe |
| Version RHEL | RHEL 10 |
Les catégories officielles du blueprint EX200
Section intitulée « Les catégories officielles du blueprint EX200 »Le blueprint EX200 est organisé en dix catégories d'objectifs publiées par Red Hat. La table ci-dessous reprend cette structure officielle, dans l'ordre de la page de l'examen, sans en pondérer l'importance relative, qui n'est pas publiée.
| Catégorie officielle | Ce que ça couvre |
|---|---|
| Outils essentiels | Ligne de commande, fichiers, permissions ugo/rwx, liens physiques et symboliques, archives, redirections, grep, expressions régulières, SSH, documentation |
| Gestion logicielle | Dépôts RPM, paquets RPM, dépôts Flatpak, installation et suppression de logiciels Flatpak |
| Scripts shell simples | Conditions (if, test, []), boucles for, arguments du script ($1, $2…), exploitation de la sortie des commandes |
| Systèmes en fonctionnement | Démarrage et arrêt, boot targets, interruption du boot, processus gourmands, scheduling (nice/renice), tuning profiles (tuned), journaux persistants, services réseau, transfert de fichiers sécurisé |
| Stockage local | Partitions GPT, LVM (PV/VG/LV), montage par UUID ou label, ajout de partitions, de volumes et de swap sans destruction |
| Systèmes de fichiers | VFAT, ext4, XFS, montage NFS, autofs, extension d'un volume logique, problèmes de permissions |
| Déployer, configurer, maintenir | at, cron, timers systemd, services au démarrage, target par défaut, client de temps, mise à jour des paquets, chargeur de démarrage |
| Réseau de base | Adresses IPv4 et IPv6, résolution de noms, services réseau au démarrage, filtrage avec firewalld |
| Utilisateurs et groupes | Comptes, mots de passe et expiration, groupes, accès privilégiés (sudo) |
| Sécurité | firewalld, permissions par défaut, SSH par clé, SELinux (modes, contextes, restauration, labels de ports, booleans) |
Deux sujets souvent associés à la RHCSA ne figurent pas dans cette liste détaillée : les ACL POSIX, utiles pour diagnostiquer un problème de permissions mais jamais nommées, et les conteneurs, traités dans l'encadré suivant.
La persistance est la vraie difficulté. Sur la RHCSA, connaître la commande ne suffit pas. Vous devez savoir comment s'assurer que le résultat survit au redémarrage : service activé avec --now, montage dans /etc/fstab, contexte SELinux correct, règle firewall permanente (--permanent + --reload). Un candidat qui obtient le bon résultat sans persistance ne marque pas les points.
Commun Linux vs spécifique RHEL
Section intitulée « Commun Linux vs spécifique RHEL »Une partie de la RHCSA couvre des compétences Linux générales. Une autre partie exige des outils Red Hat spécifiques.
| Compétence | Nature | Outil(s) RHEL |
|---|---|---|
| Navigation, fichiers, permissions | Commun Linux | aucun |
| Scripts shell, pipes, redirections | Commun Linux | aucun |
| Utilisateurs et groupes | Commun Linux | useradd, groupadd, passwd |
| Services systemd, boot targets | Commun Linux | systemctl |
| Gestion des paquets RPM | Spécifique RHEL | dnf, dépôts /etc/yum.repos.d/ |
| Logiciels Flatpak | Spécifique RHEL | flatpak, dépôts Flatpak |
| Configuration réseau | Spécifique RHEL | nmcli, nmtui |
| Pare-feu | Spécifique RHEL | firewalld, firewall-cmd |
| Tuning système | Spécifique RHEL | tuned, tuned-adm |
| Sécurité MAC | Spécifique RHEL | SELinux, semanage, restorecon |
| Conteneurs (signal ambigu sur EX200 actuel) | Spécifique RHEL | podman rootless |
Ce que vous devez savoir faire sans hésiter
Section intitulée « Ce que vous devez savoir faire sans hésiter »Outils essentiels et shell
Section intitulée « Outils essentiels et shell »Cette catégorie ne se révise pas, elle se pratique jusqu'à devenir invisible. Elle ne
rapporte pas de points directement, mais toute lenteur ici se paie sur les tâches
suivantes : chercher la syntaxe de find ou de tar pendant l'examen, c'est autant de
temps en moins pour le stockage et SELinux, qui sont les blocs coûteux.
- Naviguer dans le système de fichiers, manipuler fichiers et répertoires
- Gérer les permissions (
chmod,chown) et créer des hard links et des liens symboliques - Utiliser I/O redirection (
>,>>,2>,|) et les pipes - Chercher des fichiers avec
findet filtrer du contenu avecgrepet les expressions régulières - Archiver et compresser avec
tar,gzip,bzip2
Scripts shell simples
Section intitulée « Scripts shell simples »Le mot important du titre est simples. L'examen ne demande jamais un script élégant, il demande un script qui produit le résultat attendu et se relance sans casser ce qui existe déjà. Le troisième point vous ramène d'ailleurs au fil rouge de la RHCSA : une tâche planifiée n'est validée que si sa planification survit au redémarrage.
- Écrire un script Bash avec variables, conditions (
if/elif/else) et boucles (for,while) - Vérifier les codes de retour (
$?) et arrêter proprement en cas d'erreur - Planifier une tâche avec
cronou un timer systemd
Gestion logicielle : dnf et Flatpak
Section intitulée « Gestion logicielle : dnf et Flatpak »Regardez surtout la dernière ligne. Flatpak est le point le plus souvent ignoré des candidats venus d'un environnement serveur, parce qu'on l'associe au poste de travail, alors qu'il figure explicitement dans les objectifs.
- Installer, supprimer et mettre à jour un paquet avec
dnf - Configurer un dépôt RPM local ou tiers dans
/etc/yum.repos.d/ - Vérifier quel paquet fournit une commande (
dnf provides) - Ajouter un dépôt Flatpak et installer / supprimer une application Flatpak
Systèmes en fonctionnement : boot, scheduling, tuning
Section intitulée « Systèmes en fonctionnement : boot, scheduling, tuning »Cette liste mélange des gestes anodins et un exercice redouté. L'interruption du
démarrage au niveau de GRUB2 pour reprendre la main sur un système dont le mot de passe
root est perdu est la seule tâche RHCSA que vous ne pouvez pas improviser : la séquence
comporte plusieurs étapes, dont un touch /.autorelabel facile à oublier, et une erreur
vous laisse avec un système qui ne démarre plus.
- Identifier la target de démarrage avec
systemctl get-default - Changer la target par défaut (
systemctl set-default multi-user.targetougraphical.target) - Interrompre le démarrage au niveau GRUB2 pour récupérer l'accès root (paramètre
rd.breakouinit=/bin/bash) - Gérer la priorité des processus avec
niceetrenice - Lister et activer un profil de performance avec
tuned-adm listettuned-adm profile - Configurer la persistance des journaux systemd dans
/etc/systemd/journald.conf(Storage=persistent) - Transférer des fichiers de façon sécurisée avec
scpoursync
Stockage et systèmes de fichiers
Section intitulée « Stockage et systèmes de fichiers »C'est le bloc le plus long et celui qui produit le plus d'échecs, presque toujours pour
la même raison : un montage qui ne survit pas au redémarrage. Retenez la ligne sur le
montage par UUID ou label. Un /etc/fstab qui référence /dev/sdb1 fonctionne le
jour où vous l'écrivez et casse au reboot suivant si l'ordre de détection des disques
change, ce qui suffit à invalider la tâche.
- Identifier les disques et partitions avec
lsblk,blkid,fdisk -l - Créer des partitions sur un disque GPT avec
gdiskouparted - Formater en
xfs,ext4ouvfatselon l'objectif - Monter par UUID ou label dans
/etc/fstab(ne pas utiliser le nom de device/dev/sdX) - Créer un Physical Volume, un Volume Group et un Logical Volume LVM
- Étendre un Logical Volume et le système de fichiers à chaud
- Monter un export NFS et le rendre persistant dans
/etc/fstab - Configurer autofs pour un montage automatique à la demande
Réseau avec NetworkManager
Section intitulée « Réseau avec NetworkManager »Sur RHEL, éditer un fichier de configuration réseau à la main ne suffit pas : c'est
NetworkManager qui détient l'état, et nmcli est le seul chemin fiable. Deux points
sont régulièrement sous-estimés, l'adresse IPv6 statique, souvent oubliée alors
qu'elle est au programme, et le couple --permanent puis --reload de firewalld,
sans lequel la règle disparaît au redémarrage.
- Afficher les connexions avec
nmcli con show - Configurer une adresse IPv4 statique et une adresse IPv6 statique persistantes
- Configurer le hostname avec
hostnamectl set-hostname - Vérifier la résolution DNS et modifier
/etc/hosts - Appliquer une règle
firewalldde façon permanente (--permanent+firewall-cmd --reload) et la vérifier
Utilisateurs, groupes et sudo
Section intitulée « Utilisateurs, groupes et sudo »Créer un compte est trivial ; ce sont les contraintes annexes de l'énoncé qui font la
différence. UID imposé, shell précis, groupe secondaire, date d'expiration : chacune est
notée séparément. Attention aussi au dernier point : une authentification SSH par clé
échoue silencieusement si les permissions de ~/.ssh et de authorized_keys sont trop
ouvertes, et le message d'erreur côté client ne le dit pas.
- Créer un utilisateur avec un UID, un shell et un groupe principal spécifiques
- Modifier un compte existant sans recréer le répertoire home (
usermod) - Configurer
sudopour qu'un groupe accède à des commandes ciblées (fichier dans/etc/sudoers.d/) - Gérer les mots de passe expirés et les verrous de compte (
chage,passwd -l) - Configurer l'authentification SSH par clé pour un utilisateur (
authorized_keys, permissions correctes)
SELinux est le bloc que les candidats venus de Debian ou d'Ubuntu préparent le moins, et
c'est aussi celui qui casse silencieusement les autres tâches : un service correctement
configuré refusera de démarrer si le contexte de son fichier ou de son port est faux.
Les deux derniers points sont les plus rentables, le boolean persistant avec
setsebool -P et surtout le label de port avec semanage port, indispensable dès
qu'on fait écouter un service sur un port non standard.
- Identifier le mode actuel (
getenforce,sestatus) - Changer le mode de façon permanente dans
/etc/selinux/config - Identifier les contextes de fichiers et de processus (
ls -Z,ps -Z) - Corriger un contexte incorrect avec
restorecon -Rv - Identifier et corriger une erreur SELinux avec
ausearch -m avcousealert - Activer ou désactiver un boolean SELinux de façon persistante (
setsebool -P) - Gérer les labels de ports SELinux avec
semanage port -a/semanage port -l/semanage port -d
Socle minimum avant de commencer
Section intitulée « Socle minimum avant de commencer »-
Maîtriser le terminal Linux
Navigation, manipulation de fichiers, permissions, pipes et redirections. Ce socle est commun à toutes les certifications Linux.
-
Avoir utilisé
systemctlet connaître les ciblesVous devez être à l'aise avec
start,stop,enable,disable,status, la lecture des logs avecjournalctlet le changement de target par défaut. C'est systématique dans la RHCSA. -
Comprendre SELinux à un niveau opérationnel
SELinux est présent sur RHEL et souvent sous-préparé. Vous devez savoir lire
getenforce, corriger un contexte avecrestorecon, diagnostiquer dans les logs d'audit et gérer un label de port avecsemanage port. -
Avoir pratiqué la récupération d'accès au démarrage
L'un des objectifs officiels EX200 est d'interrompre le démarrage pour récupérer l'accès root sur un système. Entraînez-vous avec GRUB2 (
rd.break) avant le jour J. -
Avoir pratiqué sur RHEL 10, AlmaLinux 10 ou Rocky Linux 10
L'examen est sur RHEL. Toute préparation sur Ubuntu ou Debian laisse des lacunes sur
dnf,nmcli,firewalldet SELinux. Utilisez une VM RHEL 10 (ou clone libre) avecdsoxlab.
Plan de préparation
Section intitulée « Plan de préparation »DNF, dépôts RPM et Flatpak
Section intitulée « DNF, dépôts RPM et Flatpak »Objectif : Gérer l'ensemble des logiciels d'un serveur RHEL 10, paquets RPM et applications Flatpak.
Ce que vous devez faire :
- Installer un paquet, en supprimer un, appliquer les mises à jour de sécurité
- Configurer un dépôt RPM local ou tiers dans
/etc/yum.repos.d/ - Ajouter un dépôt Flatpak (ex. Flathub) et installer / supprimer une application Flatpak : le guide Installer des applications avec Flatpak couvre
remote-add,search,install,listetupdate - Vérifier l'état des paquets installés après reboot
Labs du repo compagnon : deux labs couvrent les paquets RPM, et le drill drill-packages les rejoue en conditions d'examen. Aucun lab ne traite encore Flatpak.
dsoxlab run l2-package-management # installer, supprimer, mettre à jourdsoxlab run l2-repo-configure # déclarer un dépôt RPMLe capstone rhcsa-mock-exam (examen blanc EX200 complet, 20 tâches sur 2 VM, environ 180 minutes) vous teste en conditions d'examen :
Les 20 tâches ont été confrontées aux objectifs EX200 publiés le 2026-09-15, une par une, puis corrigées là où elles s'en écartaient. Deux tâches notaient une compétence absente du référentiel, et une section entière n'était pas testée.
| Ce qui était testé | Pourquoi c'était faux | Ce qui le remplace |
|---|---|---|
| Exporter un partage NFS | L'objectif dit « Mount and unmount network file systems using NFS » : c'est le versant client qui est évalué, exporter relève du RHCE | Le partage est désormais fourni par le lab, et seul son montage persistant est noté |
| Configurer un serveur de temps | L'objectif dit « Configure time service clients » | Le serveur est fourni, le client est noté |
| (rien) | La section « Create simple shell scripts », soit quatre objectifs officiels, n'était testée par aucune tâche | Un script qui traite $1, teste une condition, boucle sur les membres d'un groupe et exploite la sortie d'une commande |
Le score de réussite y est fixé à 70/100, volontairement au-dessus du seuil réel : mieux vaut une marge à l'entraînement. Comme l'examen lui-même, cet examen blanc échantillonne le référentiel. Ce qu'il ne tire pas : l'automontage, les systèmes de fichiers VFAT et ext4, les profils de tuning, la conservation des journaux, l'ordonnancement des processus et la modification du chargeur de démarrage.
Guides du site :
Le guide dnf couvre l'installation, les dépôts RPM et les mises à jour de sécurité. Deux guides d'exploitation servent aussi cette catégorie, parce qu'un logiciel installé se vérifie en service : systemctl pour démarrer, arrêter et activer une unité, journalctl pour filtrer les journaux par niveau ou par unité et les rendre persistants. Enfin, corriger les dépendances cassées montre comment sortir d'une installation interrompue, avec dnf distro-sync côté RHEL.
Boot targets, tuning, journaux persistants, transferts
Section intitulée « Boot targets, tuning, journaux persistants, transferts »Objectif : Contrôler l'état du système, le démarrage et la performance sur RHEL 10.
Ce que vous devez faire :
- Identifier et changer la target par défaut (
multi-user.target,graphical.target) - Interrompre le démarrage GRUB2 pour récupérer l'accès root (
rd.break) - Ajuster la priorité d'un processus avec
nice/renice - Lister et activer un profil tuned : le guide Optimiser avec des profils tuned couvre
tuned-adm list,active,recommend,profileetverify - Configurer
Storage=persistentdans/etc/systemd/journald.confet vérifier - Transférer un fichier vers un autre système avec
scpoursync
Labs du repo compagnon : le lab l3-service-diagnose vous entraîne à réparer un service systemd en boucle de crash (diagnostic journalctl, correction, validation), en appui du guide Un service ne démarre pas. Cinq autres couvrent le reste de la catégorie :
dsoxlab run l3-service-diagnose # réparer un service en crash loopdsoxlab run l3-boot-target # target de démarrage par défautdsoxlab run l3-grub-kernel-args # paramètres du noyau dans GRUBdsoxlab run l3-process-signals-priority # signaux, nice et renicedsoxlab run l3-tuned-profile # profils tuneddsoxlab run l3-journald-persist # journaux persistantsGuides du site :
Le guide systemd pose l'architecture : unités, cibles, dépendances et séquence de démarrage. journalctl détaille les filtres, les niveaux et la persistance des journaux. Vérifier la charge système lit le load average, vmstat et /proc/pressure, et repère l'intervention de l'OOM killer.
Si votre lab d'entraînement tourne sur KVM, le guide virsh : les 15 commandes essentielles pour gérer vos VMs KVM vous aide à piloter vos machines virtuelles en ligne de commande : démarrage, arrêt et snapshots avant chaque exercice destructif.
Partitions GPT, LVM, NFS, autofs
Section intitulée « Partitions GPT, LVM, NFS, autofs »Objectif : Préparer, maintenir et monter tous les types de stockage d'un serveur RHEL.
Ce que vous devez faire :
- Créer une partition sur un disque GPT avec
gdiskouparted - Formater en
xfs,ext4ouvfatselon le besoin - Monter par UUID ou label dans
/etc/fstab(jamais par nom de device/dev/sdX) - Créer un volume LVM, l'étendre à chaud, vérifier avec
findmnt - Monter un partage NFS et le rendre persistant dans
/etc/fstab - Configurer autofs pour un montage automatique à la demande
Labs du repo compagnon : la catégorie est la mieux couverte du catalogue, de la partition GPT à l'automontage, plus le swap, le chiffrement LUKS et le RAID 1 logiciel :
dsoxlab run l2-partition-gpt # partitionner un disque GPTdsoxlab run l2-filesystem-create-xfs # créer un système de fichiers XFSdsoxlab run l2-fstab-persist-uuid # montage persistant par UUIDdsoxlab run l2-lvm-extend-persist # étendre un volume logiquedsoxlab run l2-nfs-mount-persist # monter un export NFSdsoxlab run l2-autofs-ondemand # automontage avec autofsdsoxlab run l2-swap-management # gérer le swapdsoxlab run l2-luks-encryption # chiffrer un disque avec LUKSdsoxlab run l2-raid-mdadm # RAID 1 logiciel avec mdadmGuides du site :
Le guide LVM enchaîne pvcreate, vgcreate, lvcreate et lvextend. Monter et rendre persistant couvre mount, /etc/fstab par UUID et la vérification avec findmnt. Les partitions passent par fdisk, gdisk et parted, puis le formatage. Contrôler l'espace disque et les inodes ajoute df -h et df -i, du, et lsof +L1 pour retrouver un fichier supprimé encore ouvert.
Côté stockage réseau, le guide Utiliser NFS sur Linux montre comment monter un export NFS, le rendre persistant dans /etc/fstab et le vérifier avec findmnt, l'objectif exact du blueprint.
Pour le montage à la demande, le guide Automontage avec autofs couvre les maps auto.master, le déclenchement à l'accès et le démontage automatique après timeout, l'objectif autofs du référentiel.
NetworkManager, IPv4 + IPv6, firewalld
Section intitulée « NetworkManager, IPv4 + IPv6, firewalld »Objectif : Configurer le réseau et le pare-feu de façon persistante sur RHEL 10.
Ce que vous devez faire :
- Créer ou modifier une connexion statique IPv4 et IPv6 avec
nmcli - Configurer le hostname avec
hostnamectl set-hostname - Vérifier la résolution DNS et modifier
/etc/hosts - Ouvrir un port ou un service dans
firewalldavec--permanent+--reload - Vérifier l'état réseau et firewall après reboot
Labs du repo compagnon : trois labs couvrent la catégorie, et les drills drill-network et drill-firewall la rejouent en temps limité.
dsoxlab run l4-network-static-persist # adresse statique persistantedsoxlab run l4-firewall-persist # règle firewalld permanentedsoxlab run l4-ntp-sync # client de tempsGuides du site :
Le guide NetworkManager couvre les connexions, l'IP statique et IPv6 avec nmcli, exactement le périmètre RHEL. Le module Réseau reprend les concepts communs : ip, ss, routes et DNS.
Pour le pare-feu, le guide Configurer un pare-feu avec Firewalld couvre les zones, les services et la persistance des règles (--permanent + --reload), le point vérifié systématiquement à l'examen.
Comptes, sudo, SSH, SELinux, ACL
Section intitulée « Comptes, sudo, SSH, SELinux, ACL »Objectif : Sécuriser les accès humains et les processus sur RHEL 10.
Ce que vous devez faire :
- Créer un utilisateur avec les bons attributs (UID, groupe, shell, expiration)
- Configurer
sudopour déléguer des commandes ciblées sans droits root complets - Configurer l'authentification SSH par clé : génération, copie, permissions sur
authorized_keys - Corriger un contexte SELinux incorrect (
restorecon -Rv) - Activer un boolean SELinux persistant (
setsebool -P) - Ajouter ou modifier un label de port SELinux avec
semanage port -a - Appliquer des ACL sur un fichier ou répertoire (
setfacl,getfacl) : hors objectifs nommés, mais utile pour diagnostiquer un problème de permissions
Labs du repo compagnon : la catégorie compte huit labs, et les drills drill-users-groups et drill-selinux en reprennent l'essentiel.
dsoxlab run l2-user-lifecycle # cycle de vie d'un comptedsoxlab run l2-password-policy # mots de passe et expirationdsoxlab run l2-sudo-delegation # délégation sudodsoxlab run l4-ssh-key-auth-harden # SSH par clédsoxlab run l4-selinux-context-fix # corriger un contextedsoxlab run l4-selinux-boolean-port # booleans et labels de portsdsoxlab run l4-selinux-diagnose-avc # diagnostiquer un refus AVCdsoxlab run l2-acl-posix # ACL POSIXGuides du site :
Le guide utilisateurs et groupes couvre useradd, usermod, groupadd et passwd. sudo montre comment écrire des règles ciblées et les vérifier, et les ACL détaillent getfacl, setfacl et le masque.
Pour approfondir SELinux au-delà des commandes de base, le guide SELinux : comprendre, dépanner et désactiver détaille les contextes, les booleans, les labels de ports (semanage port) et le diagnostic des refus AVC avec ausearch, exactement le périmètre attendu à l'examen.
Bash, conditions, boucles, cron
Section intitulée « Bash, conditions, boucles, cron »Objectif : Écrire des scripts simples et planifier des tâches sur RHEL 10.
Ce que vous devez faire :
- Écrire un script Bash avec variables, conditions (
if/elif) et boucles (for,while) - Vérifier et gérer les codes de retour (
$?,exit) - Planifier une tâche avec
cron(crontab -e),at(ponctuelle) ou un timer systemd - Utiliser
find,grep,awk,sedpour filtrer et transformer des données
Labs du repo compagnon : les vingt labs l1-* couvrent les fondamentaux du shell, du terminal au premier script Bash (l1-bash-script). La planification a ses trois labs :
dsoxlab run l1-bash-script # premier script Bashdsoxlab run l3-scheduling-cron # planifier avec crondsoxlab run l3-scheduling-at # tâche ponctuelle avec atdsoxlab run l3-scheduling-timers # timers systemdGuides du site :
Les guides de scripting suivent la progression de l'examen. Écrire un script shell pose la structure, le shebang et les arguments. Variables et paramètres détaille $1, $#, $@ et $?, ce qu'il faut pour traiter les arguments d'un script. Conditions et tests couvre if, [[ ]] et case, les boucles for, while et until, les fonctions local et source, et déboguer un script bash -x, shellcheck et le piège de (( )) sous set -e. Pour la planification, cron et les timers couvrent les tâches récurrentes, et at les tâches ponctuelles avec atq et atrm.
Checklist persistance, à cocher après chaque tâche
Section intitulée « Checklist persistance, à cocher après chaque tâche »Ce tableau synthétise les vérifications critiques à effectuer après chaque action en lab RHCSA :
| Action | Commande de vérification | Commande post-reboot |
|---|---|---|
| Installer un paquet | rpm -q <paquet> | rpm -q <paquet> |
| Activer un service | systemctl is-enabled <service> | systemctl status <service> |
| Monter un volume | findmnt <mountpoint> | findmnt <mountpoint> |
| Règle firewalld | firewall-cmd --list-all | firewall-cmd --list-all |
| Utilisateur créé | id <user> | id <user> |
| Contexte SELinux | ls -Z <fichier> | ls -Z <fichier> |
| Boolean SELinux | getsebool <boolean> | getsebool <boolean> |
| Port SELinux | semanage port -l | grep <port> | semanage port -l | grep <port> |
| Target par défaut | systemctl get-default | systemctl get-default |
| Partage NFS monté | findmnt <mountpoint> | findmnt <mountpoint> |
| Profil tuned actif | tuned-adm active | tuned-adm active |
| Journaux persistants | ls /var/log/journal/ | journalctl -b -1 (boot précédent) |
À retenir
Section intitulée « À retenir »- La RHCSA est un examen sur RHEL 10 :
dnf,nmcli,firewalldetSELinuxsont les outils attendus, pas leurs équivalents Ubuntu. - La persistance après reboot est systématique : toute configuration qui ne survit pas au redémarrage est une réponse incomplète.
- Flatpak est explicitement dans les objectifs : sachez ajouter un dépôt Flatpak et installer une application.
- Les boot targets comptent : sachez changer la target par défaut et interrompre le démarrage GRUB2 pour récupérer l'accès root.
- Les labels de ports SELinux (
semanage port) sont souvent négligés, préparez-les. - IPv6 est dans le blueprint réseau : configurez au moins une adresse IPv6 statique avec
nmcli. firewall-cmdexige--permanentpuis--reloadpour que les règles survivent.restorecon -Rvest la commande de premiers secours pour les problèmes de contexte SELinux.systemctl enable --nowest l'action atomique à utiliser : elle démarre et active en une seule commande.- Gestion du temps : l'examen dure 3 heures en session unique. En entraînement, visez moins de 10 minutes par tâche ; si vous bloquez, passez à la suivante et revenez.