Cette formation enseigne le cloud comme un métier, pas comme le catalogue d'un fournisseur. Vous y apprenez d'abord les mécanismes communs à tous les clouds, ceux qui expliquent pourquoi une machine coûte ce qu'elle coûte, pourquoi un réseau mal découpé se paie encore deux ans après, et pourquoi une permission trop large finit toujours par servir. Vous les appliquez ensuite, sans compte ni carte bancaire, sur un émulateur et des outils locaux. Le public visé va du débutant qui n'a jamais créé de machine virtuelle à l'administrateur qui veut structurer ce qu'il pratique déjà. Seules des bases d'administration Linux et quelques notions de réseau sont demandées au départ.
Ce que vous allez apprendre
Section intitulée « Ce que vous allez apprendre »- Choisir un modèle de service et de déploiement pour un workload (une application et ses données), et dire qui est responsable de quoi.
- Estimer le coût mensuel d'une architecture avant de la déployer, transferts sortants compris.
- Construire un réseau privé, du plan d'adressage à la sortie vers Internet.
- Amorcer une machine sans intervention et sans adresse publique.
- Contrôler qui accède à quoi, sans reproduire les erreurs classiques.
- Exploiter dans la durée : résilience, sauvegardes restaurées, reconstruction depuis le code, destruction vérifiée.
- Transposer le même savoir d'un fournisseur à l'autre, parce que le vocabulaire change plus que les concepts.
Comment la formation est organisée
Section intitulée « Comment la formation est organisée »La formation sépare ce qui est universel de ce qui appartient à un fournisseur. C'est la distinction la plus utile que vous puissiez emporter : elle vous évite de confondre une compétence transférable avec un réflexe qui ne vaut que dans une console.
Le tronc commun explique les mécanismes. Un sous-réseau, une politique d'accès, une classe de stockage froid, un transfert sortant facturé : ces notions existent partout, sous des noms différents. Les pages du tronc commun ne dépendent d'aucun fournisseur pour expliquer un concept, et quand une implémentation aide à comprendre, elles en montrent plusieurs.
Les parcours fournisseurs appliquent ces mécanismes à un cloud précis, avec ses noms, ses limites et ses pièges : OUTSCALE et Scaleway ont leur formation, AWS, Azure et GCP une leçon facultative chacune en fin de formation. Vous n'en suivez qu'un, celui que vous utilisez. Les autres restent lisibles le jour où vous changez.
Quelles sont les trois pistes de la formation ?
Section intitulée « Quelles sont les trois pistes de la formation ? »La formation propose trois pistes qui se recouvrent : Cloud Essentials, Cloud Engineer et Cloud Architect. Une piste ne filtre que l'affichage du programme de la page Mon parcours. Votre progression est tenue par la formation entière, et changer de piste ne vous fait rien perdre.
| Piste | Pour qui | Ce qu'elle couvre | Pratique et preuve |
|---|---|---|---|
| Cloud Essentials | Qui doit comprendre et expliquer une architecture cloud | Les concepts, la facture, puis les leçons de réseau, de calcul, de stockage, de données, d'identités, d'exposition, de résilience, de gouvernance et de souveraineté qui se comprennent sans pratiquer ; ni pratique, ni automatisation, ni exploitation, ni migration, ni projet final ; en facultatif, les trois leçons de découverte d'AWS, d'Azure et de GCP | Lecture des leçons, aucun compte, aucune preuve pratique |
| Cloud Engineer | Qui construit et exploite un environnement | Les modules de la présentation à l'exploitation, plus les lots locaux du projet final ; en facultatif, la leçon sur les menaces et la détection et les trois leçons fournisseurs | Sans compte ni carte bancaire : labs locaux, quatre labs vérifiés par dsoxlab |
| Cloud Architect | Qui évalue une architecture existante, compare et décide, conçoit les identités et la continuité, gouverne et défend une architecture en revue | Tout le parcours : les leçons de construction comme base, puis les leçons propres à l'Architecte (analyser une architecture inconnue, comparer et décider, recommander des évolutions, réseau hybride, gouvernance, migration, souveraineté, revue d'architecture) ; en facultatif, les leçons de l'Engineer (menaces et détection, grands fournisseurs), plus Pépin et la lecture de ses résultats | Une épreuve écrite, l'analyse d'une architecture inconnue : énoncé et grille en ligne, sans compte ni fournisseur imposé. Le site ne collecte pas les dossiers : la grille sert à évaluer le vôtre |
Le sélecteur de piste se trouve sur la page Mon parcours : il n'y affiche que les leçons de la piste choisie. Les leçons facultatives, comme l'ouverture d'un compte chez un fournisseur, ne bloquent aucune piste. Sont aussi facultatifs : la leçon menaces et détection du module « Exploiter », Pépin et la lecture de ses résultats dans le module « Gouverner et optimiser », et le module « Les grands fournisseurs (facultatif) ».
Le tronc commun
Section intitulée « Le tronc commun »Fondamentaux
Section intitulée « Fondamentaux »Les mécanismes du cloud, indépendamment de tout fournisseur : ce qu'on achète réellement, comment c'est facturé, et ce que l'on cède en contrepartie. Le point d'entrée est la définition du NIST (l'institut américain de normalisation qui a fixé le vocabulaire du cloud), première leçon après cette présentation, puis les modèles IaaS, PaaS et SaaS, la responsabilité partagée et les régions et zones de disponibilité, qui décident de votre résilience. Le fondamental tout est API explique pourquoi un cloud se pilote par code, ce que le module sur la reconstruction depuis le code met en œuvre.
Lire le cloud comme une facture
Section intitulée « Lire le cloud comme une facture »Quatre leçons apprennent à chiffrer avant de déployer : CAPEX et OPEX, les modèles tarifaires du pay-as-you-go, la méthode du TCO et le coût du transfert sortant, la ligne de facture que personne n'anticipe.
Sécurité et identités
Section intitulée « Sécurité et identités »Un domaine à ne pas repousser, même si le plan de cours l'enseigne après le réseau et le calcul : une permission trop large ne se voit pas tant qu'elle ne sert pas. On commence par les identités avec IAM, on continue par ce qui est joignable sans authentification, et on journalise avant d'en avoir besoin. Le point d'entrée est Sécurité cloud, complété par le chiffrement au repos et en transit.
Calcul, réseau, stockage et données
Section intitulée « Calcul, réseau, stockage et données »Ce que vous achetez en créant une machine, comment la dimensionner sans payer pour rien, et ce qui continue d'être facturé après l'extinction : voir Choisir et dimensionner une machine et élasticité et scalabilité.
Le réseau a sa propre suite, de l'adressage aux architectures : le parcours réseau, puis le réseau privé et ses sous-réseaux et la sécurité réseau. Pour exposer une application, CDN, WAF et liens privés disent ce que chaque service de bordure protège vraiment.
Côté données, bases, caches et files managés et les trois familles de stockage (blocs, fichiers, objets) détaillent ce que chaque choix implique en performance comme en facture : le stockage est le poste qui grossit tout seul, et celui qui se corrige le plus difficilement après coup.
Exploitation, gouvernance et souveraineté
Section intitulée « Exploitation, gouvernance et souveraineté »Tenir l'environnement dans la durée, puis savoir qui dépense quoi et poser des garde-fous que personne ne contourne : maintenance imposée, quotas et capacité, puis hiérarchie de comptes, garde-fous et étiquetage. Localisation, juridiction et dépendance technologique sont trois questions distinctes, traitées dans la souveraineté technologique de la stack.
Comment pratiquer sans ouvrir de compte ?
Section intitulée « Comment pratiquer sans ouvrir de compte ? »Le premier obstacle pour apprendre le cloud n'est pas la difficulté, c'est la carte bancaire. Une erreur de manipulation sur un compte réel se paie immédiatement, et la peur de la facture empêche d'expérimenter, donc d'apprendre. La piste Engineer se joue donc sans compte cloud ni carte bancaire.
L'émulateur Feint répond à ce problème : il sert en local les API de plusieurs clouds européens, ce qui permet de rejouer des manipulations, de les rater, et de recommencer sans qu'aucune ressource ne soit facturée. Ce qu'il émule et, tout aussi important, ce qu'il n'émule pas, est dit dans Ce que Feint prouve : ni prix, ni quotas, ni permissions, ni stockage objet, ni trafic réel.
Sans compte ne veut pas dire sans machine. Les labs qui se contentent de Feint et d'outils locaux, disque et banc de stockage objet sous Docker ou Podman, tournent sur un poste ordinaire. Les labs qui font tourner de vraies machines exigent un hôte Linux capable de virtualiser (KVM ou Incus) et dsoxlab, l'outil de labs vérifiables du site. Les pages d'installation sont KVM, Incus et dsoxlab. Sans un tel hôte, vous suivez les leçons et les labs sur Feint, mais pas les labs de machines.
Un compte réel reste possible, en option : la leçon sur l'environnement de pratique explique comment ouvrir un projet dédié chez un fournisseur, avec des identifiants à durée limitée, une alerte de budget et une destruction vérifiée.
Quel est le projet final ?
Section intitulée « Quel est le projet final ? »Tout le parcours converge vers un projet unique : déployer une application à trois étages, la sécuriser, la sauvegarder, puis vérifier chaque exigence par une commande plutôt que par une impression. Le projet final se découpe en lots. Les lots « construire et exploiter » se jouent en local, sans compte, et portent des critères de validation que vous contrôlez vous-même, sur l'état de votre environnement et jamais sur les commandes que vous avez tapées. La revue d'architecture écrite, que seul un humain lit, relève de la piste Architect, qui la défend en revue.
Chaque leçon se termine par un quiz, sauf l'accueil, la présentation de Feint (une page de repères, sans exercice à contrôler), le projet final et l'épreuve d'analyse d'une architecture inconnue, validée sur dossier. Ce quiz tire en général six questions de sa banque (la leçon sur l'IAM en tire huit) et contrôle ce que la page vient d'enseigner.
Un parti pris, dit franchement
Section intitulée « Un parti pris, dit franchement »La formation est neutre sur les concepts, elle ne l'est pas sur les choix. Les deux choses sont différentes, et les confondre produit des formations tièdes qui n'aident personne à décider.
Neutre sur les concepts : un sous-réseau, une politique d'accès ou une classe de stockage s'expliquent sans nommer de fournisseur, et rien ici n'exige d'avoir un compte quelque part pour être compris. Vous n'aurez jamais à choisir un cloud pour suivre une leçon du tronc commun.
Non neutre sur les choix : j'ai une préférence assumée pour les clouds européens et souverains, et vous la verrez dans les exemples, dans les comparatifs et dans les parcours les plus développés. Elle repose sur trois arguments que la formation détaille plutôt qu'elle ne les assène.
- La juridiction se choisit à l'avance ou se subit. Un hébergement en Europe chez un fournisseur soumis à une législation extraterritoriale ne protège pas de cette législation. C'est un sujet de droit, pas de géographie, et il se tranche avant la migration.
- La réversibilité est un critère technique. Le coût de sortie se construit le jour où l'on adopte un service managé propriétaire, pas le jour où l'on veut partir. Le trafic sortant facturé en est la version visible ; la dépendance à une API l'est moins.
- La souveraineté n'est pas un label unique. « Cloud européen », « cloud souverain », « SecNumCloud » et « données hébergées en France » désignent quatre choses distinctes, et la formation les sépare au lieu de les empiler.
Cela dit, rien ici ne vous pousse à quitter un cloud américain. Si vous travaillez sur AWS, Azure ou GCP, les mécanismes enseignés sont exactement les mêmes, les exemples les citent, et vous serez mieux armé pour discuter des contreparties avec votre direction. Une formation qui refuserait de parler des trois plus gros fournisseurs mondiaux vous rendrait un mauvais service.
Quels parcours fournisseurs existent ?
Section intitulée « Quels parcours fournisseurs existent ? »Choisissez le cloud que vous utilisez, ou celui que vous devez évaluer. OUTSCALE et Scaleway sont des formations à part entière. AWS, Azure et GCP forment, eux, le module « Les grands fournisseurs (facultatif) », en fin de formation, avec une leçon chacun. Le tableau ci-dessous indique la taille de chaque parcours avant que vous ne l'ouvriez.
| Parcours | Ampleur | Ce que vous y trouvez |
|---|---|---|
| OUTSCALE | Étendu (une cinquantaine de pages) | Fondations, réseau, stockage, IaC, Well-Architected et projet final |
| Scaleway | Étendu (une cinquantaine de pages) | Prise en main, fondations, réseau, IaC, conteneurs, données, observabilité et sécurité, avec des labs qui construisent, vérifient puis détruisent chaque brique |
| AWS | Une leçon facultative | Correspondance avec les notions de la formation, organisation en comptes, IAM Identity Center et premiers pas avec l'AWS CLI ; le guide de la ligne de commande et l'émulateur local Floci restent des guides à part |
| Azure | Une leçon facultative | Hiérarchie des ressources, services clés, régions et premiers pas avec az |
| GCP | Une leçon facultative | Services clés, projet et premiers pas avec gcloud ; les concepts du tronc commun s'y appliquent |
Par où commencer ?
Section intitulée « Par où commencer ? »Quatre entrées, selon ce que vous savez déjà et ce que vous voulez faire en premier : les concepts, les sujets qui coûtent cher quand ils sont mal faits, la pratique immédiate, ou directement votre fournisseur. Ouvrez l'onglet qui vous ressemble.
Commencez par la définition du NIST, première leçon après cette présentation. Les fondamentaux répondent à la question que personne n'ose poser une fois en poste : qu'achète-t-on exactement quand on « prend une machine dans le cloud », et à qui cède-t-on quelle responsabilité.
Si IaaS, PaaS et SaaS vous parlent déjà, attaquez par ce qui coûte le plus cher quand c'est mal fait : la gestion des accès (IAM) et la facture (le coût du transfert sortant), la ligne qui surprend les équipes en fin de premier mois.
Montez un environnement en local, sans compte ni carte bancaire, et faites-y vos premières erreurs à coût nul : installez Feint, branchez-y les CLI officiels, puis lisez ce qu'il prouve.
Prenez son parcours directement, OUTSCALE ou Scaleway. Pour AWS, Azure ou GCP, ouvrez la leçon facultative correspondante, AWS, Azure ou GCP : elle traduit le vocabulaire de la formation dans celui du fournisseur. Le tronc commun reste utile en second temps, quand une notion résiste ou quand vous devez comparer.
À retenir
Section intitulée « À retenir »- Les concepts sont transférables, les consoles ne le sont pas. Apprenez le mécanisme, le vocabulaire du fournisseur s'apprend en une journée.
- Trois sujets décident du coût réel d'une infrastructure : le dimensionnement, le stockage et le transfert sortant. Ils sont plus coûteux à corriger une fois l'architecture figée (le dimensionnement se réajuste, un schéma de stockage ou de transfert beaucoup moins).
- Une permission trop large finit toujours par être utilisée. Le moindre privilège n'est pas un principe théorique, c'est ce qui limite l'ampleur d'un incident.
- Pratiquez avant de payer. La piste Engineer se joue sans compte cloud ni carte bancaire, mais pas sans machine : les labs de machines exigent un hôte Linux qui virtualise et dsoxlab.
- Le cloud ne s'arrête pas à la mise en ligne. Maintenance imposée, quotas atteints, montées de version subies et restaurations jamais testées font l'essentiel des mauvaises surprises.
- Un parcours fournisseur n'est pas une documentation officielle. Il reflète une expérience, et la documentation de l'éditeur reste la source de référence.